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Vanité

Vanité

Le summum de la nature morte pourrait bien être la peinture de vanité, qui voit rassembler des objets incarnant le caractèreéphémère des choses terrestres (savoir, pouvoir et plaisir), de la nature transitoire et fragile de la vie (sablier, fleur, crâne,…), avec parfois une allusion à la vie éternelle (épis de blé,…).
« L’histoire de ce genre s’est entièrement modifiée. Au XVIIème siècle, les Vanités témoignaient d’une haute intention spirituelle dont on pouvait déchiffrer les indices symboliques comme le crâne, le sablier, la montre ou la bougie consumée. Et ceux-ci désignaient le caractère éphémère de toute existence et remplissaient la fonction de prévenir le spectateur des dangers propres aux choses mondaines considérées comme des leurres. L’intérêt pour la Vanité est permanent dans l’art contemporain où un grand nombre d’artistes y souscrivent en tentant de repérer les résurgences du XVIIème à travers les différents moyens plastiques d’aujourd’hui.

ARTISTES

 

Exposition digitale de Marie-Laure BLAZEIX

  • Marie Laure Blazeix-Demaria est une peintre française expérimentée et reconnue dont les œuvres abstraites ont été présentées dans des expositions individuelles et collectives au niveau international. Après avoir été inspirée par le travail d’Egon Schiele lors d’une visite à la National Gallery de Londres, elle  décide de poursuivre sa propre carrière dans l’art. Ses œuvres se concentrent tout d’abord sur la couleur, les ombres et la lumière à travers d’épaisses touches de pinceau patchwork sur de grandes toiles évoquant des couchers de soleil abstraits et des villes dorées.Après une période de reconnexion à l’essentiel et une renaissance impérieuse à la vie et à la couleur , Marie-Laure signe en 2017 /2018 une collection de peinture sur toile baptisée «PASSION ». Un univers éclatant et flamboyant, où se devinent des cités ou des cieux lointains et lumineux, toujours traversés par cet or si commun à ses œuvres .-La collection « RÉSILIENCE »-
    Des la fin de l’année 2018, face au caractère irréversible du temps et à l’imprévu des phénomènes naturels , adepte du « Wabi-Sabi » et plus particulièrement du « Kintsugi », ou Art ancestral Japonais de la Résilience , l’artiste a personnellement à cœur le travail et l’accomplissement d’une philosophie plus sage et plus humble de la Vie .
    Hors des sentiers battus de la mondialisation et de ses structures asservissantes , Marie-Laure Blazeix invite à découvrir un art plus enclin à conserver sa valeur dans sa réfection , son embellissement, à faire naître la perfection dans l’imperfection, et à amener le regard humain à se poser plus humblement et plus simplement sur l’objet d’Art. L’encre de Chine dévoile des contrées tour à tour obscures , enflammées , ou verdoyantes , abstractions astrales , terrestres ou sous marines . Les dégradés des encres forment un jeu de cache cache entre fiction et réalisme .
    Puis comme un geste final , la toile ou le papier se parent de fêlures dorées , révélant la nature de la création tout en la symbolisant.